Manger le poivron peut réduire le risque de la maladie de Parkinson

Publié le 23/04/2014

  • Manger le poivron peut réduire le risque de la maladie de Parkinson

Consommer les poivrons régulièrement peut aider à réduire le risque de développer la maladie de Parkinson, selon une nouvelle étude. Les scientifiques ont découvert que les gens qui ont mangé des poivrons au moins deux fois par semaine étaient 30% moins susceptibles de développer la maladie de Parkinson que les personnes qui en ont mangé moins d'une fois par semaine.

Les chercheurs ont aussi constaté que non seulement les poivrons sont associés à un risque réduit de maladie de Parkinson, mais aussi que plus les gens consommaient du poivron, plus le bénéfice était évident. Ceux qui ont mangé des poivrons cinq à six fois par semaine ou plus ont réduit leur risque de Parkinson par environ 50% par rapport à ceux qui en consommait moins d'une fois par semaine.

Pourquoi le poivron?

Il est suggéré que les effets protecteurs peuvent provenir de la nicotine alimentaire, qui a été trouvée dans des légumes comme les poivrons et les tomates, selon cette étude, publiée récemment dans la revue Annals of Neurology. Les chercheurs expliquent que les poivrons et le tabac appartiennent tous deux à une famille de plantes appelée solanacées. Cette plante à fleurs est une source alimentaire de nicotine.

Des études antérieures avaient suggéré, que la consommation directe de la nicotine des cigarettes et le tabagisme passif peuvent réduire le risque relatif de la maladie de Parkinson, en protégeant certaines cellules du cerveau.

La maladie de Parkinson:

Près d'un million d'Américains et dix millions de personnes dans le monde souffrent de la maladie de Parkinson, une maladie neurodégénérative qui affecte le mouvement. Selon la National Parkinson Foundation, 50.000 à 60.000 nouveaux cas sont diagnostiqués aux États-Unis chaque année. La maladie de Parkinson est causée par une perte de cellules du cerveau qui produisent la dopamine. Les symptômes de la maladie de Parkinson se manifestent par des tremblements du visage, des mains, des bras, des jambes, une raideur dans les membres, une perte d'équilibre, ainsi qu'une lenteur générale du mouvement. Il n'existe aucun remède définitif connu pour la maladie de Parkinson.


Un risque diminué chez la population incluant beaucoup de poivron dans leur régime alimentaire:

Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont comparé 490 personnes qui avaient été nouvellement diagnostiquées avec la maladie de Parkinson à 644 personnes qui n'avaient pas la maladie. Les participants ont été invités à remplir un questionnaire détaillé sur leurs régimes alimentaires et sur le tabagisme. Les chercheurs ont constaté que seulement 11% des patients atteints de Parkinson et 5% des personnes du groupe témoin avaient des antécédents familiaux de la maladie.

Alors que la consommation de légumes en général n'a pas d'incidence sur le risque de la maladie de Parkinson, les chercheurs ont constaté que lorsque la consommation de solanacées comestibles augmente, le risque de maladie de Parkinson diminue, avec une forte corrélation apparue avec le poivron. "Les avantages associés aux légumes de la famille des solanacées semblent être assez spécifiques", a déclaré à Myhealthnewsdaily.com l'auteur de l'étude, Dr. Susan Searles Nielsen, chercheur en santé environnementale et professionnelle à l'Université de Washington à Seattle. "Alors que certains ont laissé entendre que les tomates pouvaient aussi être associées à un risque réduit demaladie de Parkinson, ceci n'était pas tout à fait clair», ajouta-elle. Les effets positifs du poivron sur les neurones étaient beaucoup «plus net chez les personnes qui ne fumaient pas de tabac régulièrement", a ajouté Searles Nielsen.

Alors que les résultats de l'étude sont prometteurs, Searles Nielsen a souligné qu'ils montrent une association et pas nécessairement une relation de cause à effet. "Il est certes fascinant de penser que la consommation de poivrons pourrait protéger contre la maladie de Parkinson, mais nous devons considérer qu'il existe d'autres explications," dit-elle. "Avec d'autres recherches, j'espère que cela peut se confirmer".

D'autre part, Dr. Michael Okun, directeur médical national pour la National Parkinson Foundation, qui n'était pas impliqué dans l'étude, a qualifié ces résultats d'«intéressants», mais a aussi averti qu'ils sont loin d'être concluants. "Cette étude ne démontre pas de façon évidente que les membres de la famille à risque (ceux avec des antécédents familiaux de maladie de Parkinson) devraient se précipiter et commencer à manger des poivrons rouges», a déclaré Okun. "Beaucoup reste à faire pour comprendre le mécanisme et établir des bénéfices potentiels chez la population « à risque » de Parkinson".

Le poivron dans nos assiettes:

Pourtant, inclure les poivrons dans votre alimentation ne peut pas nuire à votre santé, a déclaré Searles Nielsen. "Si vous aimez les poivrons, c'est tant mieux», a-t-elle ajouté. Il suffit de ne pas exagérer. "Gardez à l'esprit que trop d'une bonne chose peut ne pas être une bonne chose", a déclaré Searles Nielsen. Cette étude a été publiée le 9 mai 2013 dans la revue Annals of Neurology.

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